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Élevée dans une famille de sourds, Karine David maîtrise la langue des signes depuis l’enfance. Elle a décidé d’en faire son métier.

 

Les coups de fil, les rendez-vous médicaux, c’était elle qui gérait. A l’âge de 11 ans, c’est elle, encore, qui a accompagné son grand-père chez le notaire pour la vente d’un appartement. Karine David a été élevée « dans le silence » avec une sœur aînée, des parents et des grands-parents sourds.

Désormais mère de trois enfants, domiciliée à Galluis, elle vient de créer son autoentreprise : « Signer pour entendre », avec l’ambition de promouvoir la culture sourde et la langue des signes. Dans les locaux de « Lire au village », la bibliothèque municipale installée dans une ancienne grange, elle a récemment animé deux soirées contes en langue des signes.

« Quand j’étais enfant, je crois que j’avais honte de mes parents »

Elle est aussi intervenue quelques heures à l’école communale pour une sensibilisation et une initiation à l’alphabet signé auprès des CM 2. « Quand j’étais enfant, je crois que j’avais honte de mes parents, explique-t-elle. La culture sourde a été largement démocratisée par l’actrice Emmanuelle Laborit au début des années 1990 [NDLR : la comédienne, née sourde, avait notamment reçu en 1993 le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans « Les Enfants du silence »] mais il y a encore tant de chemin à parcourir. »

L’année dernière, à la faveur d’un congé parental, Karine David a décidé de changer de cap. Assistante de direction dans une entreprise de Saint-Quentin-en-Yvelines, elle a quitté le poste qu’elle occupait depuis huit ans pour suivre une formation à l’école française de langue des signes (EFLS) à Paris (XIVe). Titulaire d’un certificat qui lui permet de proposer un service de médiation et de traduction auprès des publics malentendants, elle prépare désormais son diplôme de compétence en langue des signes (DCL), une qualification plus poussée.

Accompagner les démarches administratives

Karine n’est pas interprète — ce titre requiert cinq ans d’études — mais « interface ». « J’accompagne les personnes sourdes dans leurs démarches administratives, leurs rendez-vous du quotidien, chez le médecin, à la banque. Avec un statut d’interface, je suis plus dans la médiation. Il y a moins de neutralité que dans l’interprétariat. Et donc plus d’humanité. C’est ce que je recherchais, explique-t-elle. Ce travail me permet aussi de poser un autre regard sur la galère que mes parents ont pu connaître à l’époque, lorsque ce type de services était encore quasi inexistant ».

Karine David est « Coda », pour « Chilf of deaf adult » (enfant de parent sourd). Par la force des choses, elle maîtrise la langue des signes depuis l’enfance. C’est chez sa nourrice qu’elle a appris le langage parlé, avant d’entrer à l’école. « J’ai mûri plus vite, dit-elle. Les parents sourds ont tendance à solliciter beaucoup leur enfant entendant. Et ce rôle est souvent lourd à porter. »

 

SOURCE : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/galluis-elle-a-cree-son-autoentreprise-pour-promouvoir-la-culture-sourde-07-05-2018-7703184.php

 

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