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Mardi, 13 Juin 2017 07:29

IVG et trisomie 21: des chiffres qui doivent nous interpeller

 Une maman réagit à la décision de Maggie De Block de généraliser les test de dépistage de la trisomie 21 et plus largement au fait que 95,5% des cas de diagnostic positif de trisomie 21 pendant la période prénatale conduisent à une interruption de grossesse.

Le 30 mai 2017, un article de La Libre consacré au dépistage de la trisomie 21 se terminait par ces mots : «  En Belgique, 95,5 % des cas de diagnostic positif de trisomie 21 pendant la période prénatale conduisent à une interruption de grossesse  ». (NDLR: un dossier sur le sujet est également paru dans Le Soir du 30 mai). Je le confesse, ce constat a été un choc.

Je ne voudrais pas, aujourd’hui, remettre en débat la question de la dépénalisation de l’avortement. Je ne voudrais pas non plus considérer à partir de ce chiffre les femmes, les couples ou les familles qui, dans la douleur de conditions toujours particulières, pas toujours bien éclairés, font le choix de l’avortement. Je préfère simplement interroger ce dont ce chiffre témoigne, et ce qu’il dit de notre société.

Comment une société peut-elle en effet permettre que plus de 95 % de personnes chez qui une trisomie 21 a été détectée ne voient finalement jamais le jour ? Comment peut-elle admettre que dans 95 % des cas l’accueil d’une telle personne ne serait pas possible ? Comment, au regard de ce chiffre important, un État qui se doit de protéger le plus faible ne se remet-il pas radicalement en question pour aider et soutenir de toutes ses forces les femmes ou les familles qui feraient le choix de l’accueil ? Pourquoi ne fait-il pas tout pour leur faire comprendre qu’un tel accueil est possible ? Comment une société humaniste peut-elle se contenter d’un tel constat ?

Plus profondément encore, de quoi ce chiffre est-il le témoignage ? Ne révèle-t-il pas avec gravité à quel point nous vivons dans une Belgique qui a perdu toute espérance ? Pourquoi autant de jeunes femmes, parfois seules, leurs compagnons, ou les familles, ne se sentent-ils pas la force de pouvoir accueillir un enfant porteur d’une trisomie 21 ? Pourquoi doutons-nous autant de notre capacité à le faire grandir vers le bien, et de notre capacité à accueillir la différence en nous donnant pleinement, au-delà de toutes les difficultés et de toutes les joies ? Que cela dit-il de nous ? Pourquoi, si souvent, en arrivons-nous à penser qu’un enfant porteur d’un handicap ne sera pas heureux et que, pour lui, il vaut mieux ne pas lui donner de vivre ? Pourquoi ne considérons-nous plus nos frères et la société qui nous entoure comme capables de nous aider à faire grandir et à aimer un enfant porteur d’une trisomie 21 ? Que cela dit-il de notre société ? Ces questions sont douloureuses.

J’espère de tout mon cœur que ce chiffre ne sera jamais regardé avec froideur ou distance. J’espère que les médias et le politique s’en saisiront. Il n’est pas anodin. Il nous oblige à nous remettre profondément en question.

Par Marianne Halleux, présidente du groupement Down de l’ASBL Inclusion

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