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Lundi, 09 Octobre 2017 07:35

Quelle accessibilité pour la personne handicapée ?

 Quelle accessibilité pour la personne handicapée ?

Le 9 octobre, c’est la journée mondiale du handicap. L’occasion de tirer un bilan de l’accessibilité des transports en commun et des principaux lieux publics aux personnes handicapées.

Dans quelques jours, ce sera donc la journée mondiale du handicap. Il nous est donc paru intéressant de nous pencher sur l’accessibilité des transports communs et des lieux publics aux personnes handicapées. « Il faut savoir que le combat de l’accessibilité se mène sur tous les fronts, que ce soit en région wallonne ou en région bruxelloise. Les législations sont différentes mais vont dans le même sens car, depuis 10 ans maintenant, une concertation régulière a été mise en place entre ces différents acteurs et le Collectif Accessibilité Wallonie Bruxelles », explique Christine Bourdeauducq, conseillère en accessibilité à l’ASPH, l’Association Socialiste de la Personne Handicapée.

Ainsi, depuis 2013, la Société Régionale wallonne du transport (SRWT), et les TEC se sont engagés à rendre accessibles leurs réseaux de bus. Sur le terrain, cela signifie que 186  lignes de bus ont été auditées pour identifier les arrêts et les travaux nécessaires pour les rendre accessibles aux personnes en situation de handicap.

Formation des chauffeurs

Concrètement, cela a impliqué une formation des chauffeurs, l’achat de matériel roulant adapté aux handicaps, une signalétique adaptée à chaque arrêt, une information aux voyageurs afin d’offrir, courant 2018, aux usagers en situation de handicap de nombreuses autres lignes de bus accessibles.

« En région bruxelloise, ce travail se traduit par 69 stations métro équipées d’ascenseurs, du matériel roulant renouvelé équipé de lame automatique, des annonces sonores et/ou visuelles dans le bus ou sur les arrêts, une assistance PMR (personne à mobilité réduite)… », ajoute-t-elle.

A quoi sert concrètement cette journée mondiale du handicap ? « C’est l’occasion de mettre en lumière les personnes handicapées. Il existe le 9 octobre (journée mondiale du handicap) mais également le 3 décembre (journée internationale de la personne handicapée). Pour que l’on inclue les personnes en situation de handicap dans la société, l’ASPH à Bruxelles, a mis sur pied en 1998 « la Semaine de la personne handicapée » aux alentours du 3  décembre. Et pour rappeler qu’elles sont citoyennes à part entière, nous avons réalisé – avec plus de 30 asbl - un badge « 3/12 ». Chacune de ces initiatives rappelle aux citoyens que la personne handicapée est une personne à part entière dans la société. Ces actions ne font que renforcer et soutenir le travail de sensibilisation », conclut Christine Bourdeauducq. -

Bâtiments : le coût ? Un faux obstacle

« Il faut considérer la question de l’accessibilité dans sa globalité. Ne faut-il pas prendre en compte l’accessibilité dès le début de toute construction au lieu de transformer un bâtiment par après ? Cela faciliterait les déplacements des personnes handicapées, certes, mais également ceux des personnes âgées et des parents avec poussette… Lorsque cette accessibilité est prise en compte dès sa conception, le surcoût « d’adaptation » ne représente que 2% à 7% du budget global contre 30 à 40% à la rénovation. C’est donc un faux obstacle », note Christine Bourdeauducq, Conseillère en accessibilité à l’ASPH.

Travail de conscientisation

Par contre, la disposition du bâtiment même (façade trop étroite, hall d’entrée trop petit…) peut rendre impossible la mise en place d’une rampe ou d’un ascenseur… Cela joue en défaveur de l’accessibilité. Mais l’accessibilité ne se limite pas uniquement aux personnes en fauteuil roulant. Une signalétique, un plan détaillé, une bonne organisation de l’espace permet un confort pour tous et ce, à moindre coût. Un réel travail de conscientisation est encore à faire dans ce sens.

« L’accessibilité est l’affaire de toutes les personnes en situation de handicap; pas seulement des personnes se déplaçant en voiturette. Un bâtiment entièrement accessible doit prendre en compte tous les handicaps : accessibilité matérielle bien sûr mais aussi disposer du matériel comme des dalles podotactiles pour les personnes aveugles par exemple. Il faut aussi compter sur l’accessibilité des biens et des services (information en langue des signes, en facile à lire et à comprendre…). Faute d’accessibilité, la personne ne participe pas à la société. On peut déplorer qu’aucune sanction ne soit prise par les autorités publiques lorsqu’un bâtiment n’est pas accessible. Lorsque la personne handicapée veut faire valoir ses droits, elle peut faire appel à un centre d’appui d’UNIA (NDLR : un service public pour l’égalité et contre la discrimination) et invoquer la loi anti-discrimination ou le concept d’aménagement raisonnable », ajoute-t-elle.

Encore du travail

Sur le plan législatif, en région bruxelloise, il existe le règlement régional d’urbanisme (RRU) qui est actuellement en révision. En région wallonne, malgré l’arrivée du Code du développement territorial (CoDT), il existe toujours les articles 414 et 415 du Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, du Patrimoine (CWATUP). Ces articles concernent principalement le handicap physique et un peu la déficience visuelle.

Au regard du vieillissement de la population, l’accessibilité devrait encore être une priorité du monde politique dans les années futures. -

 

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