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Lundi, 09 Octobre 2017 06:48

Regards croisés : courts-métrages et handicap

Comment Mireille Malot, mère d’une enfant handicapée qui se bat sans relâche en faveur de l’intégration des personnes en situation de handicap, a convaincu un réalisateur de se lancer dans une incroyable aventure humaine. Avec pour mission, depuis sept ans, de casser les préjugés, de sublimer les différences et de révéler des talents.

En septembre 2010 je reçois un coup de fil. « Bonjour, je m’appelle Mireille Malot et je me permets de vous appeler de la part d’un ami à vous qui m’a dit que vous étiez connu, que vous seriez sensible à la problématique du handicap et que vous accepteriez certainement d’être le président de notre jury pour un festival de vidéos sur le handicap qui s’appelle “Regards croisés”… » Un début de conversation pour le moins étrange. Mireille m’explique que, étant maman d’une enfant lourdement handicapée, sa naissance fut le commencement de tous ses combats. Au fur et à mesure de la conversation, ma surprise se transforma en curiosité et ma curiosité en empathie. Sa sincérité au téléphone est allée droit au but. Sa certitude du combat à mener, son vif désir de donner la parole aux personnes « en situation de handicap » (je découvrais la formule), la justesse de la cause… Comment ne pas être sensible à la démarche, à cette volonté de dépasser son handicap à travers une démarche artistique ? J’acceptai. Je passai trente-six heures à Nîmes, découvris un monde confondant de vérité, de talent. L’expérience fut forte. Ce n’était que le début.

Histoire d’un équipe

Sitôt l’édition 2010 terminée, je m’engageai auprès de Mireille pour l’aider bénévolement dans la mesure de mes moyens. Ma mission serait de transformer ce « festival de vidéos » en un véritable festival de courts-métrages, de solliciter des personnalités du monde du cinéma, de la télévision et de la presse afin de constituer des jurys prestigieux et d’encourager tous ceux concernés par le handicap à s’exprimer en faisant des films.

Mireille pouvait déjà compter sur quelques solides personnalités : le cofondateur du festival, Patrice Drevet, ainsi que Pierre Daurès, ancien dirigeant d’EDF, et le président du fonds SoliNergy, Robert Durdilly, un duo de choc issu du milieu des grandes entreprises qui la conseillaient et l’aidaient à ouvrir les portes des grands groupes susceptibles d’être réceptifs à ce combat, ainsi que Luc Leprêtre, ancien prof d’anglais, tétraplégique à la suite d’un accident de montagne, devenu romancier, connaisseur s’il en faut des problématiques sur le sujet. Ensemble, nous avons patiemment mobilisé les énergies, sous la houlette d’Olivier Stamboul, directeur opérationnel, et de Catherine Wimphen à la sélection des films

Histoire de convictions

Mireille estimait qu’il fallait accueillir tous les films pour pouvoir en récompenser le maximum. Elle craignait de décevoir les Esat (les établissements médico-sociaux de travail voués aux personnes lourdement handicapées) et de perdre les entreprises partenaires si leurs films n’étaient pas sélectionnés. Ma conviction était qu’il fallait organiser une sélection, dès lors qu’il y avait une compétition et une remise de prix. Plus on aurait de films inscrits, plus la sélection serait importante, meilleure serait la qualité et mieux je pourrais convaincre un jury prestigieux. Je réussis à convaincre Mireille et, résultat, le niveau de qualité des films n’a cessé d’augmenter. D’année en année, l’émulation entre les compétiteurs incite tout le monde à jouer le jeu, les Esat comme les entreprises partenaires. Je les en remercie.

Histoire de personnalités engagées

Gérard Krawczyk, Matthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière, Marie-Anne Chazel, Agnès Jaoui, Patrice Leconte, Régis Wargnier, ont accepté successivement la présidence des différents jurys. Tous m’ont avoué avoir appréhendé l’expérience. Tous sont repartis secoués, émus, mais forts d’avoir vécu des moments uniques.

Bien précieux, la différence est une source de création. La personne en situation de handicap diffère, par essence, de la personne valide, il n’est donc pas surprenant qu’en donnant la parole à toutes ces différences nous croisions dans ce festival des regards singuliers, qui nous renvoient souvent à notre ordinaire validité. « Regards croisés » est un festival de courts-métrages unique où le regard de ceux qui font les films croise le nôtre, celui des « valides », et nous indique la direction…

Le succès est tel que nous avons dû quitter Nîmes pour les grands espaces de Saint-Malo. Sous la présidence du réalisateur et scénariste Radu Mihaileanu, la neuvième édition du festival « Regards croisés » aura lieu, cette année, au Grand Large les 8, 9 et 10 novembre prochains. Le festival ouvre ses portes au grand public, qui pourra assister gratuitement à toutes les projections et constater que, définitivement, le handicap n’empêche pas le talent.

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