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Mardi, 08 Novembre 2016 09:13

Un invalide sur deux en difficultés financières

"Il faut porter les indemnités à un niveau suffisant pour que les invalides et leur famille puissent vivre dignement." "Il faut porter les indemnités à un niveau suffisant pour que les invalides et leur famille puissent vivre dignement." Ph. Turpin BELPRESS

Alors que Maggie de Block souhaite diminuer l'allocation à la personne invalide, l'article ci-après démontre les manquements à ce niveau...

 Une vaste enquête menée par la Mutualité chrétienne (MC) et ses mouvements Altéo et Samana (ex-Ziekenzorg) révèle que la moitié des familles dont un membre est invalide connait des difficultés pour boucler ses fins de mois. Certaines sont contraintes de renoncer à des soins de santé. Et le retour au travail n’est pas évident : plus de 80% des invalides n’ont plus pu travailler depuis le début de leur incapacité.

Le statut d’invalide est accordé aux travailleurs – salariés et indépendants – en incapacité de travail depuis au moins un an. Dans le but de mieux connaître leur situation sociale et financière, près de 150 travailleurs sociaux et volontaires actifs au sein de la MC et de ses mouvements sont allés à la rencontre de 500 personnes en invalidité, là où elles vivent (1).

Les soins de santé trinquent

L'enquête révèle que 50% des familles d’invalides ont de grosses difficultés pour boucler leur budget mensuel. Un peu plus de 40% ont dû reporter des soins de santé. Sont principalement concernés les soins dentaires, les consultations de spécialistes, les lunettes et les médicaments.

Le poste "santé" pèse d'ailleurs lourdement dans les dépenses des ménages d'invalides : 11% en moyenne. C'est deux fois plus que les ménages belges en général. À contrario, les loisirs – qui occupent la 2e place des dépenses d'une famille moyenne – n'arrivent qu'en 6e position chez les invalides.

Des indemnités insuffisantes

Vivre avec comme seuls revenus des indemnités d’invalidité est pratiquement mission impossible. Ainsi, plus d’une famille sur quatre fait appel à l'aide financière ou en nature de proches, d'amis ou d'organisations caritatives. La proportion est plus élevée encore chez les invalides qui n'ont pas de conjoint et chez les moins de 45 ans.

"Les indemnités d'invalidité sont loin d'être généreuses. Et les soins de santé grèvent davantage le budget de ces personnes. La situation est particulièrement difficile pour les isolés avec ou sans enfants. Dès lors, il faut porter les indemnités à un niveau suffisant pour que les invalides et leur famille puissent vivre dignement", assure Jean Hermesse, secrétaire général de la MC, faisant allusion aux budgets de référence.

Cette norme redéfinit le seuil de pauvreté au plus près du vécu des gens. Il s'agit de pouvoir faire face aux nécessités du quotidien mais aussi d'avoir la possibilité de participer à la vie sociale.

Retour au travail ?

La plupart des personnes interrogées disent n'avoir jamais pu retravailler au cours de leur période d'incapacité. Au moment de l'enquête d'ailleurs, seuls 7% exercent un travail autorisé par le médecin-conseil (en moyenne 17 heures par semaine) et 13% pratiquent du volontariat. 59% des invalides ne se sentent pas à même de reprendre un jour le travail. Seulement 8% estiment avoir des chances d'exercer à nouveau un emploi rémunéré. 33% sont pessimistes ou ne savent pas ce que l’avenir leur réservera.

L’âge et la durée d’invalidité jouent un rôle important dans la perspective d’un retour à l'emploi : plus la personne est jeune et plus l’invalidité est récente, plus la réinsertion est envisagée avec optimisme. Par ailleurs, les invalides atteints de troubles psychiques se sentent plus souvent à même d’effectuer un travail volontaire en comparaison à ceux qui n’ont pas ce type de troubles.

"Tout mettre en œuvre pour réinsérer un maximum de travailleurs en incapacité de travail dans la vie professionnelle est souhaitable. Et la MC y participe pleinement. Mais croire qu'une grande majorité d'invalides pourraient être 'réactivés' et retourner à l'emploi, c'est tout à fait faux, commente Jean Hermesse. La réintégration professionnelle et sociale doit se faire dans une dynamique constructive."

Patrick Verhaegen, responsable national "maladie et invalidité d'Altéo", enchaîne : "Plus l’accompagnement du travailleur commence tôt, plus grandes sont les chances d’aboutir à une reprise du travail. Cet accompagnement doit se faire sur mesure, en partant des capacités préservées de la personne et en balayant avec elle l'éventail des possibilités. Avec pour finalité une réintégration satisfaisante et durable dans une fonction adaptée, avec des conditions de travail soutenables".

Il ajoute aussitôt : "En tout cas, le retour au travail sous menace de sanction ne fonctionne pas ! On assiste dans ce cas à des rechutes. Et lorsque le travail rémunéré n'est plus possible pour une personne, il faut lui permettre de se réaliser autrement, de conserver une vie sociale, par exemple via le volontariat, la garde de ses (petits-) enfants… Certains invalides sont aussi des aidants proches qui doivent être reconnus comme tels…".

 

>> Les résultats de l'enquête sont consultables sur www.mc.be : Un invalide sur deux en grandes difficultés financières

>> Toutes les infos utiles sur l’incapacité sont disponibles sur www.mc.be/incapacite

SIGNEZ LA PETITION : Maggie De Block: Non à la diminution des allocations d'invalides au 1/10/16

 

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