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Jeudi, 04 Mai 2017 08:19

"Cessez-le-feu" : L’après-guerre intérieure

 Emmanuel Courcol signe un premier film dépaysant et subtil sur les traumas d’après 14-18.

Le premier plan est aussi inoubliable que prémonitoire. En fait, il faut pas mal de secondes avant de comprendre ce qui se passe à l’écran, de comprendre qu’on s’approche à toute à toute vitesse de la Terre. De plus en plus près, on entend du bruit maintenant. Celui des bombes, des explosions, de la guerre. Est-ce une rivière qu’on distingue, creusant son lit entre deux falaises ? Non, c’est une tranchée. L’enfer plutôt, les obus pleuvent, un capitaine rassemble ses soldats. Un homme nu court. La seconde suivante, il est pulvérisé.

Quelques années plus tard. 1923. Encore une belle scène. Un jeune homme regarde à la fenêtre. Sa mère lui présente une jolie dame venue lui parler dans le langage des sourds et muets. Il ne la regarde même pas, alors elle s’en va. La mère le réprimande et puis on s’aperçoit que la jeune femme lui parle avec les mains de l’autre côté de la rue. Le contact est établi. Le spectateur, lui, est perdu, mais il aime cela, car le voila à présent en Haute-Volta, dans un camion Brasier, conduit par le fameux capitaine des tranchées. Il va de village en village, avec son aide de camp noir qui raconte ses exploits à Verdun, avec le casque, la baïonnette et le porte-bonheur, une petite tour Eiffel autour du cou. On se dit que c’est une petite séquence pour planter le personnage. Mais non, on ne quitte plus l’Afrique.

Où ce premier film d’Emmanuel Courcol va-t-il nous conduire ? Sa destination, on s’en rend compte progressivement, c’est le trauma de chacun à la suite de cette guerre. Il se voit très bien chez certains alors qu’on ne le devine même pas chez d’autres. Mais tous sont marqués. Sans même avoir foulé le champ de bataille, comme les femmes qui le cachent bien.

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