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Mercredi, 12 Septembre 2018 09:39

Né sans bras, Alvin Law est un exemple de détermination

Né sans bras, Alvin Law ne cache pas qu’il ne l’a pas eu facile. Malgré les nombreux obstacles qu’il a rencontrés, il a décidé de mordre dans la vie.

C’est un message d’espoir qu’il a lancé aux 750 élèves et 250 accompagnateurs réunis à Edmundston cette semaine dans le cadre de la Conférence canadienne de leadership étudiant.

Alvin Law a vu le jour en 1960 et a été adopté par une famille d’une petite communauté de la Saskatchewan. La consommation d’un médicament par sa mère durant sa grossesse est à l’origine de son handicap.

L’homme âgé de 56 ans n’hésite pas à faire des blagues afin de mettre les gens à l’aise sur sa situation. «Les gens me demandent comment c’est de vivre sans bras. Je ne le sais pas, je n’en ai jamais eu…», lance-t-il.

Dès son jeune âge, il a appris à utiliser ses jambes et ses pieds à la place de ses bras et de ses mains. Durant une partie de son adolescence, il a vécu des complexes et un important questionnement.

«J’essayais d’être positif devant les gens. Je me suis apitoyé sur mon sort. Je me suis demandé pourquoi ça m’est arrivé à moi et j’ai beaucoup envié les autres. Je suis né dans une famille qui m’a rejeté à la naissance. J’ai été adopté et je l’ai accepté, mais en me demandant toujours pourquoi des gens ont voulu me ramener avec eux. Je me disais que personne n’allait m’aimer et vouloir de moi», a-t-il mentionné.

Malgré son handicap, Alvin Law a connu l’amour et s’est même marié à deux reprises. Il est le père d’un garçon qui est aujourd’hui adolescent.

«Il n’y a pas que l’aspect extérieur d’une personne qui compte. Car si on ne se fie qu’à cela, on peut passer à côté de quelqu’un de vraiment extraordinaire. Personne n’est laid, c’est notre attitude à son égard qui peut l’être».

Ayant des aptitudes pour la musique, il joue du trombone, du piano et des percussions.

«À mon école, j’ai eu le meilleur résultat à un test d’aptitude en musique. Lorsque le professeur a appelé chez moi pour savoir si je voulais faire partie de la fanfare, ma mère lui a demandé s’il m’avait rencontré. Lorsqu’elle lui a expliqué ma particularité, tout est tombé à l’eau. Mais après quelques semaines, après avoir fait des ajustements à l’instrument, il m’a proposé de jouer du trombone. Cet homme était un leader, il a vraiment fait une différence dans ma vie», a expliqué M. Law.

Selon lui, un leader est justement une personne qui est à l’écoute des gens autour de lui.

«La première essence d’un leader est ce qu’il fait pour les autres. Le fait d’être à l’écoute peut parfois sauver des vies. Ce n’est pas facile de demander de l’aide, mais il ne faut pas hésiter», a-t-il poursuivi.

Alvin Law conduit son propre véhicule.

«Vous devriez voir la face des gens quand je loue un véhicule ou que je passe au service à l’auto et je paie avec mon pied. J’ai mon histoire, mais vous avez chacune la vôtre à écrire».

Un rendez-vous pancanadien

Les participants à la 32e Conférence canadienne de leadership étudiant (CCLE) ont des objectifs variés face à leur participation à cette rencontre nationale tenue cette semaine à Edmundston.

Brett Ganly, de Prince George en Colombie-Britannique, en est à sa première visite dans l’Est du Canada.

«C’est ma première participation à la conférence. Oui, nous sommes ici pour rencontrer des jeunes de notre âge, mais aussi pour en apprendre plus sur les façons dont nous pouvons être de meilleurs leaders dans nos écoles», a-t-il mentionné.

Letisa McKee fréquente une école de 350 élèves à Beiseker County, à 30 minutes de Calgary. Elle y participe au même titre que deux autres confrères.

«Nous allons assister à des ateliers différents, question de pouvoir rapporter le meilleur bagage possible. Je veux me renseigner sur la façon d’organiser une conférence comme celle-ci, mais à plus petite échelle à notre école», a dit celle qui en était à une première visite au Nouveau-Brunswick.

Membre du conseil des élèves de l’école de Rogersville, Renée Gaudet sait depuis un an qu’elle fera partie de cette rencontre nationale. Deux autres collègues l’accompagnent.

«On avait bien hâte que ça arrive. Nous allons tenter de retenir le plus de choses possible qui pourraient profiter à notre retour à notre école», a-t-elle souligné.

Jack Halliday fréquente une petite école anglophone de 69 élèves à Chibougamau dans le nord du Québec. C’est sa deuxième participation à ce colloque national puisqu’il était du rendez-vous 2015 en Ontario.

«Une activité comme celle-ci est une bonne manière de combattre ma timidité. Il est très important pour un leader de vouloir initier des changements et se montrer à l’écoute des autres», a-t-il laissé entendre.

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