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Lundi, 13 Mars 2017 09:55

La difficulté de trouver ou de garder un emploi quand on est malvoyant

La difficulté de trouver ou de garder un emploi quand on est malvoyant - © Marcin Lobaczewski La difficulté de trouver ou de garder un emploi quand on est malvoyant - © Marcin Lobaczewski BELGAIMAGE

 

Pas toujours simple de trouver ou de garder un emploi quand on est malvoyant. La Ligue braille lance ce vendredi une nouvelle campagne. Son slogan : "Il ne faut pas toujours de bons yeux pour faire du bon travail ". De nombreux métiers peuvent en effet convenir parfaitement aux personnes qui souffrent de déficiences visuelles. Mais les patrons ne s'en rendent pas toujours compte. Témoignages.

Jean-Luc Lemaire est aveugle et désormais sans emploi. Il témoigne des difficultés qu'il a rencontrées : "Moi j’ai travaillé 23 ans. C’est vrai que quand on est malvoyant, ce n’est pas une évidence de trouver du boulot et certainement pas à l’heure actuelle. Comme on vit dans un monde visuel et informatisé, c’est vraiment devenu difficile."

Quant à savoir comment s'est passé son licenciement, il répond : "Moi, j’ai été licencié comme tout le monde. Ils en profitent pour dire que le handicap pose un problème, c’est un fait. Je vois bien autour de moi le nombre de gens qui peuvent travailler dans le système normal de travail, c’est plutôt assez rare. Parce que les postes ne sont pas adaptés, parce qu’il y a peu d’employeurs qui prennent le risque ou le défi de prendre quelqu’un qui est malvoyant. Mais les 0,3% de personnes handicapées qu’il faut prendre dans les sociétés normales, ça ce n’est déjà pas respecté. Qu’on commence déjà par respecter cela !"

"La considération humaine n’a pas beaucoup de place"

Autre témoignage, celui de Philippe, 51 ans : "J’ai travaillé pendant 6 ans et en juin 1997, j’ai commencé à voir trouble tout en travaillant".

Aujourd’hui, cela fait 18 ans qu’il a perdu la vue, un évènement qui a bouleversé sa vie privée et professionnelle : "J’ai dû arrêter de travailler. Ce qui est difficile à avaler. Moralement, ce n’est pas simple. Je n’ai plus de contact avec les anciens collègues. Pourtant, je travaillais toujours, du mieux que je pouvais…je n’ai même pas eu un cadeau d’eux. C’était boulot, boulot, boulot ! Le rendement…La considération humaine n’a pas beaucoup de place…"

Après la peine, la colère envers ses patrons. Philippe les accuse de l’avoir abandonné : "Qu’ils se mettent à la place de ceux qui doivent abandonner leur travail pour cause de maladie, ils verront ce que c’est. Mais je m’aperçois que par rapport à d’autres pays, on a souvent du retard par rapport à un pays que j’aime bien, le Canada. On fait plus pour les personnes en difficultés". Et Philippe dit un jour rêver habiter à Montréal, là où il est certain d’être accepté.

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